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Le
télégramme, le 22-09-06
Ses idées
peuvent, de prime abord, paraître farfelues, mais c’est avant
tout un hyper-créatif qui depuis son plus jeune âge, n’à de
cesse de défricher les terrains inconnus. Sa dernière
trouvaille de jeune chef d’entreprise, c’est Afilpro, un petit
oitier bourré d’électronique qui permet de se passer de fil
électrique entre l’interupteur et l’ampoule d’éclairage. Il
fait un tabac.
Lorsque
Erven Prigent, 33 ans, vous parle de sa voix posée, vous
sentez dans son regard surbooké qu’il est déjà en train de
concocter une nouvelle recette high-tech, qu’il va bientôt
proposer aux ingénieurs et techniciens d’Odislor, c’est le nom
de sa société basée à Carhaix (29). Une passion qui l’a pris
dès l’âge de dix ans. Lorsqu’il était étudiant il dessinait
des schémas électroniques sur les bancs de la Fac de biologie
ou il s’était égarée.
Manager
des ingénieurs
Le
professeur Nimbus Carhaisien est un scientifique très
pragmatique. Si une idée lui vient à l’esprit, c’est qu’il a
rencontré un problème dans le quotidien. « Quand j’étais
adolescent, j’ai aussi crée un système d’alarme pour la maison
de mes parents », raconte t-il. De son passage en licence de
biologie, il ne retire aucun regret, il n’en garde que des
bons souvenirs. Dans le fond la bio, c’est comme
l’électronique, c’est prendre la route sans savoir exactement
ou l’on va, mais dans l’espoir qu’au bout du chemin il y a
toujours une étoile. Pour en arriver à manager des équipes
d’ingénieurs et de techniciens, il a acquis une connaissance
approfondie de l’électronique « sur le tas » ou dans les
livres, sans avoir fait d’études dans la discipline.
Des
niches inexplorées
Opérationnelle depuis avril 2005 la société Odislor (26
salariés) travaille dans des domaines très pointus et vise des
niches de marché que les pays émergents n’ont pas encore
explorées. Le produit phare, c’est Afilpro, qui est désormais
référencé dans les principaux groupes français de groupe en
électricité. « Pour l’an prochain nous visons 2000 agences de
grossistes », précise le chef d’entreprise. Commercialisé
depuis fin juin dernier et fabriqué par l’entreprise
lannionnaise Europrocess, le système qui a été breveté, a déjà
été vendu à 20 000 exemplaires. L’objectif visé pour l’an
projet se situe entre 150 000 et 300 000 unités.
Plus
besoin de casser les murs, de faire des saignées dans le
plâtre et de passer des gaines et des cables, commente Erven
Prigent, il suffit de placer le micro-module derrière
l’interrupteur et au niveau de la source d’éclairage, et ça
fonctionne par radio-fréquence. Une seule source d’éclairage
permet d’installer 8 interrupteurs.
L’énergie
solaire
Odislor
conçoit également des instruments de mesure et des systèmes de
régulation pour la Défense nationale et des sociétés privées.
En 2007 elle va investir dans la production des énergies
renouvelables en réduisant la taille des panneaux solaires.
« Nous allons louer les toitures plates des batiments
industriels non utiliséss, notamment des entrepôts, pour les
installer et revendre l’électricité à EDF » explique Erven
prigent.
Signe de
bonne santé de l’entreprise, le chiffre d’affaires va passer
de 270 000 euros en 2005 à 3 millions d’euros cette année.
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Le télégramme
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